Valeurs morales éthiques et civiques dans la lutte contre la corruption: Les journalistes prennent connaissance des résultats de l’étude du REN-LAC.

Valeurs morales éthiques et civiques dans la lutte contre la corruption: Les journalistes prennent connaissance des résultats de l’étude du REN-LAC.

Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) multiplie les rencontres de dissémination des résultats de l’étude sur les valeurs morales, éthiques et civiques (MEC) dans le cadre de la lutte contre la corruption. Après les communautés religieuses et coutumières de notre pays, c’était au tour des hommes de médias de prendre connaissance des résultats de l’étude. Cet atelier a réuni le 06 juin 2016 à Ouagadougou une trentaine de journalistes venus de plusieurs organes de presse.

DSC00586_traitéLa première communication a porté sur les résultats de l’étude. L’échantillonnage a pris en compte un certain nombre d’acteurs dont des élèves du primaire et du secondaire, quelques organisations de la société civile, des parents d’élèves. Cela a suscité des interrogations du côté des hommes de médias. Pour eux, on aurait dû étendre l’échantillon, c’est le manque de moyens financiers surtout qui a le plus contraint à réduire l’échantillon se défend le présentateur des résultats de l’étude Harouna SINON Gestionnaire des Programmes du REN-LAC. Selon lui, les ambitions de cette étude étaient de couvrir un grand nombre d’acteurs comme les étudiants. Pour l’ensemble des participants, notre société est en mutation et le problème d’incivisme est beaucoup plus profond. Nous assistons à une faillite de l’autorité de l’Etat et il y a des raisons de s’inquiéter. Il est donc imminent pour la société, de trouver les causes véritables de DSC00590_traitécette déperdition et de s’y attaquer. L’étude a révélé que c’est à partir des années 90 que la perte des valeurs traditionnelles s’est installée dans notre société. Elle est une avancée et nous ne devons pas nous en contenter mais plutôt l’exploiter à fond et engager des actions de terrain pour la promotion de nos valeurs. Mais encore faut-il trouver la valeur ou les valeurs adéquates à notre société actuelle et qui puisse (ent) refléter la vision que l’on a pour notre Burkina Faso de demain.

Le rôle du journaliste dans la promotion des valeurs morales, éthiques et civiques contre la corruption a constitué le thème de la seconde communication DSC00576_traitéanimée par Ahmed KONE Président de l’Observatoire burkinabé des medias (OBM). Les hommes de médias ont eu droit à des cours de journalisme avec un de leurs doyens. Les journalistes ont écouté avec une oreille très attentive leur grand-frère dans le métier. Ahmed KONE a saisi l’occasion pour prodiguer des conseils aux jeunes tout en revenant sur quelques notions de base. Avec un ton de syndicaliste, il n’a pas manqué d’interpeller ses pairs sur les dérives dans le métier. Il trouve que certains journalistes ont « travesti » leur métier par des pratiques déshonorantes comme la diffamation. Selon lui, un bon journaliste doit incarner certaines valeurs comme l’impartialité, la crédibilité, l’honnêteté, l’intégrité. Il doit diversifier ses sources en se documentant dans le seul but d’équilibrer l’information. Il a souligné par ailleurs que le « micro est l’arme du journaliste » et il lui appartient de l’utiliser à bon escient dans ses luttes quotidiennes. En outre, c’est un devoir pour le journaliste de « véhiculer les valeurs citoyennes » et faire avancer la démocratie. En illustrant ses propos avec des anecdotes, le conférencier a tenu en haleine tous les participants, sortis aguerris de cette rencontre.

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