Lutte contre le blanchiment des capitaux au Burkina. Le REN-LAC renforce les capacités d’une trentaine de personnes.

Lutte contre le blanchiment des capitaux au Burkina. Le REN-LAC renforce les capacités d’une trentaine de personnes.

Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a tenu un atelier de formation sur « la lutte contre le blanchiment de capitaux au Burkina Faso » les 28 et 29 juin 2016 à Ouagadougou. Ce fut le lieu pour les membres du Réseau et d’autres acteurs de la société civile de renforcer leurs capacités et de s’outiller pour la lutte contre le blanchiment d’argent. Pour y parvenir, les participants  à cet atelier un peu plus d’une trentaine ont eu droit à deux jours de brillantes communications avec différents experts nationaux et internationaux.

DSC00827_traitéLe REN-LAC a voulu par cette formation renforcer les capacités des participants sur la législation nationale et internationale en matière de blanchiment de capitaux. Le rôle des différents acteurs, les différents typologies et circuits de blanchiments d’argent en Afrique et sur les méthodes de détection des situations de blanchiment de produits du crime ont été les différents aspects abordés. Chacun de ces objectifs spécifiques a constitué un thème de communication. Au cours des exposés, les experts ont reconnu l’illicéité de cette pratique qui gangrène notre économie. En rappel, le Burkina Faso n’est pas exempt de cette pratique de blanchiment de capitaux. Il n’y a pas longtemps, la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) avait fait cas de soupçons de blanchiment d’argent à hauteur de 86 milliards de francs CFA durant la période 2009-2015. Ces capitaux sont pour la plus part injectés dans l’immobilier, la restauration, etc… diront les experts.

DSC00798_traitéLa communication sur « la législation nationale et internationale de lutte contre le blanchiment d’argent » assurée par la CENTIF a permis aux participants de connaître les dispositions  juridiques en la matière. Les différents panélistes à savoir un de la CENTIF, un du Trésor  et un Expert-comptable ont situé chacun le rôle de leurs structures respectives dans la chaine de lutte.

Le magistrat Cheick NIANG du Sénégal a au cours de la deuxième journée assuré deux (02) communications : l’une sur les typologies et circuits de blanchiment d’argent et l’autre sur les méthodes de collecte d’informations et d’enquêtes. En somme, l’objectif de ceux qui blanchissent de l’argent est de dissimuler la provenance de leurs fonds acquis illicitement dira-t-il. DSC00777_traitéL’exposé du magistrat sénégalais a édifié les participants et ces derniers sont désormais à même de déceler tout cas de blanchiment d’argent. Ils sortent donc aguerris pour une lutte effrénée contre le blanchiment des capitaux au Burkina Faso.

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