Corruption au Burkina. Police municipale, marchés publics, Douane en tête du peloton des services perçus comme les plus corrompus.

Corruption au Burkina. Police municipale, marchés publics, Douane en tête du peloton des services perçus comme les plus corrompus.

Depuis 2000, le REN-LAC présente un rapport sur l’état de la corruption au Burkina Faso. Ce rapport constitue un baromètre de la corruption dans divers secteurs de la vie publique nationale. Il comporte d’une part, les résultats d’une enquête d’opinion des populations urbaines sur les pratiques de corruption dans notre pays, et d’autre part, un état des lieux de la lutte anti-corruption menée au cours de l’année par les institutions étatiques, les organisations de la société civile, les médias, etc.

Dans le classement des services, la hiérarchie a été bousculée,  si on considère le degré de corruption perçu par les enquêtés : la police municipale occupe en 2016 la première place, secondée par les marchés publics. Le trio de tête se referme avec la Douane qui s’adjuge la troisième place. La gendarmerie nationale, classée toujours au-delà de la 8ème place depuis 2008, est montée en force en occupant le 4ème  rang. L’échantillon auprès duquel les informations ont été collectées comprend 2000 personnes dont 50,4% enquêtés de sexe masculin. Jeunes, ces enquêtés ont à 60% un âge compris entre 20 et 39 ans; 81,1% des enquêtés ont été scolarisés et 72,4% sont des personnes actives, constituées en majorité de salariés.

Pour 51,9% de l’ensemble des enquêtés, la corruption a connu une baisse au Burkina Faso en 2016. Cette proportion était de 47,7% en 2015. Cette conclusion rejoint celle de Transparency International (TI) qui attribue en 2016 une note de 42/100 et classe le Burkina Faso à la 72ème place sur 176 pays.

                                                                    Beaucoup reste à faire chez les acteurs étatiques

 Le rapport note qu’au niveau des acteurs étatiques, malgré les avancées liées à l’adoption des textes qui permettent de renforcer l’environnement institutionnel et juridique de la prévention et de la répression de la corruption, la moralisation de la vie publique reste une impérieuse nécessité. En 2016, les institutions et les gouvernants n’ont pas été à la hauteur de leurs propres engagements, encore moins des attentes légitimes du peuple en matière de lutte contre la corruption.  En effet, l’on a assisté à des violations de la loi anticorruption au sommet de l’Etat et à des révélations de scandales de mal gouvernance, qui ont éclaboussé aussi bien l’exécutif, le législatif que le judiciaire.

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